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Christine Marsan vous propose plusieurs prestations  :

Du sujet à l'entreprise, diverses propositions d'intervention

  • Comprendre la complexité pour gérer au quotidien son entreprise et ses équipes. Psycho-sociologue et praticienne des relations humaines, je mets à votre disposition conférences, débats, ateliers de réflexion pour appréhender les différentes thèmes de la complexité organisationnelle appliqués à la stratégie, à la DRH et au management. Ce qui vous permet d'avoir une longueur d'avance afin de manager intelligemment et avec éthique.
  • Penser autrement pour agir autrement : Elaborer une stratégie, innover repose sur une autre approche de la créaitvié, combinant la compréhension de la complexité, les ressorts de l'imaginaire et les outils de la créativité. Ce n'est qu'en faisant évoluer nos cadres de références que nous pouvons innover autrement! Site : www.christinemarsan.fr
  • Diagnostic de votre entreprise : vous souhaitez faire évoluer votre entreprise et vous avez besoin d'une aide pluridisciplinaire pour envisager toutes les facettes du changement. Pour plus de détail, voir le site de Renaissance : www.christinemarsan.fr
    Coaching Existentiel : je vous aide à vous réaliser, à être pleinement qui vous êtes et que vous n'avez pas encore osé révéler et à atteindre vos objectifs. Pour voir plus en détail de quoi il s'agit, aller voir l'article : coaching existentiel. www.christinemarsan.fr 
  • Thérapie holistique : vous avez envie de faire un travail approfondi sur vous et aussi d'être pris en considération dans la totalité de vos facettes (différents engagements, considérations professionnelles, dimension psychologique, énergétique et pourquoi pas aussi spirituelle). Je vous offre un espace et des méthodes, qui en respect de votre choix et ce que vous voulez explorer de vous, vous permettra de vous épanouir, de dépasser souffrances et blocages et de développer une plus grande autonomie. Pour plus de détails voir la partie "développement de la personne" dans le site www.christinemarsan.fr .
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Ce blog a pour objectif de vous faire partager plusieurs années de réflexion sur la société, la personne, les impacts des évolutions de l'entreprise et aussi un peu de ... philosophie et de politique.
 

Vous trouverez ici des articles dans les domaines suivants :

  • Sciences Humaines :
    • psychologie,
    • sociologie,
    • philosophie,
    • politique..
  • Professionnel :
    • coaching et accompagnement au changement.

Vous trouverez une présentation succincte sur mon short web site : www.christinemarsan.eu et pour un descriptif plus détaillé de mes activités professionnelles vous pouvez visiter le site : www.christinemarsan.fr.

Merci pour votre visite et vos réactions sont les bienvenues.
 

Email : christine.marsan@wanadoo.fr

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30 décembre 2013 1 30 /12 /décembre /2013 00:08

Il s'agit de la mise en images du compte rendu de notre week-end à Avignon sur le thème IC et Présence.. 26 et 27 octobre 2013.

Il s'agit de la mise en images du compte rendu de notre week-end à Avignon sur le thème IC et Présence.. 26 et 27 octobre 2013.

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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 02:08

 

En chacune de nous, il y a une Femme Debout..

Celle qui sait protéger la vie, avec courage et délicatesse ;

Celle qui donne la vie, par la magie du vivant qui vient se nicher plusieurs mois dans son ventre arrondi ;

Celle qui prend soin de toute sa famille avec détermination, force, chaque jour, sans faillir ;

 

Celle qui s’est dressée contre les injustices, qui a su braver les humiliations, les insultes, les emprisonnements pour apporter aux femmes d’aujourd’hui la liberté, le droit de voter, de choisir son compagnon par amour et non par devoir, de choisir de procréer ou pas, de pouvoir se séparer en toute légalité, d’avoir des droits équivalents et de les faire respecter ;

Celle qui s’est mobilisée pour les humiliées d’entre nous, handicapées, coupées de la société par la misère ou la détresse ;

Celle qui a su se dresser face aux violeurs, harceleurs et à tous ceux qui ont martyrisé la virginité de chacune, cet écrin délicat, privé et si souvent malmené ;

 

Celle qui est allée dans les usines gagner son indépendance et qui nous permet aujourd’hui de choisir notre emploi ;

Merci à la première femme médecin, la première avocate, la première scientifique, la première diplômée qui a ouvert la voie de la liberté de penser, d’étudier, de permettre à chacune de choisir sa vie.

Merci au courage de ces femmes, premières prêtres, rabbins et imams qui ont osé écouter leur cœur et leur inspiration divine et occuper des places sacrées pour retrouver leur rôle de prêtresse et de guide spirituel.

 

Aujourd’hui je rends hommage à toutes ces femmes qui nous ont précédées et qui nous ont permis d’être qui nous sommes, des femmes diverses, plurielles, aux couleurs chamarrées des différences reconnues, des Femmes belles de leur identité, de leur féminité, des Femmes Debout !

 

Osons nous lever et déployer nos talents, nos puissances douces, nos forces tranquilles, nos singularités, osons la différence, osons le courage d’être tout simplement, de manifester nos potentiels et de réaliser nos rêves.

Osons nous dresser pour rêver ensemble le monde de demain et nous donner la main pour qu’il advienne.

 

Déployons notre estime de nous pour peindre les murs des villes des arc-en-ciel de lumière, des couleurs du printemps de la renaissance humaine, apportons au monde la singularité des Femmes Debout, qui préservant le vivant et la paix peuvent, ensemble co-créer un monde dans lequel chacun a sa place, retrouve sa dignité et participe à aimer et respecter toutes les formes de vie.

 

Christine Marsan

13 12 13

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28 juin 2013 5 28 /06 /juin /2013 19:24

Présentation de l'ouvrage : Entrer dans un monde de coopération - Une néo-RenaiSens.

Présentation de l'ouvrage : Entrer dans un monde de coopération - Une néo-RenaiSens.

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Published by Christine Marsan
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27 juin 2013 4 27 /06 /juin /2013 16:47

Premier enregistrement : livre renaisens A l'occasion de la sortie du livre : Entrer dans un monde de coopération. Une néo-renaiSens, Christine Marsan - Edit...

Premier enregistrement : livre renaisens A l'occasion de la sortie du livre : Entrer dans un monde de coopération. Une néo-renaiSens, Christine Marsan - Edit...

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Published by Christine Marsan
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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 02:59

 

 

2013 : une symbolique forte

 

2013 est l’année d’un nouveau cycle sociétal.

Rappelons-nous la symbolique rattachée au nombre 13 à la fois « mort » et « renaissance » (selon le tarot) et donc assurément transformation, recomposition. Certains y voient Eros, pourquoi pas ? Suivons le chemin de l’amour dont la première étape est bien Eros (amour-passion) qui donne la vie. C’est aussi, selon la kabbale le nombre de l’amour Ahava, un amour plus complet et spirituel. Pour la Bible, 13 représente le jour de chance des Hébreux sauvés des fureurs de Pharaon lors de la sortie d’Egypte, tandis que pour les Egyptiens ce fut la marque d’une date sinistre. Pour les chrétiens, évidemment il s’agit à la fois du Christ et des douze apôtres et aussi de Judas trahissant Jésus. Et plus récemment, le vendredi 13 octobre 1307 correspondit à l’arrestation des Templiers, ce qui en fait un nombre ambivalent pour la plupart des Occidentaux, tour à tour signe de chance ou de danger.

Superstition mise à part, cette année est bien celle d’une renaiSence. Toutefois, acceptons-nous, comme le Phénix, les petites morts, les véritables lâcher-prise, les décompositions, laissons-nous advenir les cendres avant d’accueillir les germes du nouveau, de la résilience et de la vie tout simplement ?

 

Aux abords de l’été le tumulte est toujours présent

 

En ces premiers jours d’été, l’ambiance est toujours tumultueuse.

Il y a sans doute eu dans l’histoire de la terre des années aussi pluvieuses que celle-ci. Cependant, depuis l’automne, il est fort rare de compter 5 à 7 jours de soleil consécutifs, comme si les prémisses du renouveau étaient bien vite balayés par les giboulées, orages, refroidissements et grisailles invitant davantage à l’hibernation qu’à l’exubérance estivale. Au point que la comparaison pourrait être aisée entre gestation intérieure et hésitation climatique.

 

De la fin d’un monde à l’émergence d’un nouveau

 

2012 a fait couler beaucoup d’encre et que l’on y croit ou non, les Mayas avaient raison : nous sommes à un tournant déterminant de notre histoire humaine. Car cette fois-ci, avec la globalisation les enjeux sont systémiques et nous tissons la toile de notre présent et de notre futur à 7 milliards d’êtres humains en interaction directe ou indirecte. Les effets imprévisibles sont donc garantis mais difficiles à anticiper.

 

2012 a porté son égrégore de « fin d’un monde », largement relayé par les médias du monde entier. Evidence reprise par toutes les disciplines mais qui a laissé vacante la place du monde d’après. Pourtant, 2013 marque précisément le début du ou des cycles suivants. Avoir peur de la fin du monde était sans doute risible (quoique ! pour certains), toutefois cela fait partie de l’imaginaire humain d’être épris aussi bien d’élan de création que du besoin de détruire ou d’envisager le pire, réveillant démons et peurs archaïques pour booster l’énergie de la résilience.

Cependant, tout comme la révolution, si rien n’est pensé pour l’après, le fantasme de destruction totale laisse espérer que repousseront ensuite les graines de l’espoir. Et pour 2013, rien n’a vraiment été proposé ou pensé. Une énergie colossale a été mise au service de l’imaginaire de la destruction et quid de celui de la reconstruction, du renouveau, d’un nouveau départ, d’une émergence, d’une reniassance….

 

Alors pour la majorité des personnes c’est la tourmente, le tumulte, le désarroi face au vide, réel (conséquence d’une ixième crise qui radicalise les positions riches-pauvres) et symbolique : que construire comme nouveau monde ? Le défi est d’envergure et les réponses timides, pauvres, elles ne sont pas ambitieuses comme on pourrait en avoir besoin.  Cela aurait pu être l’occasion d’un véritable projet politique (au sens au service du bien commun) fédérateur qui redonne espoir et enthousiasme pour les années à venir. Une vision qui illumine les cœurs et apporte un sens collectif qui mobilise l’action de chacun au service de plus grand que soi.

 

L’absence de prospective conduit chacun à se retrouver face à lui-même, démuni et déconcerté : des pistes alternatives qui manquent de souffle ou de carburant (notamment des Euros pour financer les projets) pour se réaliser, des excès de pouvoir ou de financiarisation qui se perpétuent malgré les volontés citoyennes de régularisation, et toujours l’austérité à déguster au petit-déjeuner.

Il reste donc un gout amer, un sentiment de perte de repères et un vaste chantier de recomposition de l’essentiel s’est dessiné pour nombre d’entre nous, nous brassant comme les eaux d’un tsunami.

Sans vision claire des transformations attendues, les mutations s’opèrent malgré tout de manière profonde, dans l’invisible, au cœur de soi pour nous permettre de nous révéler : après l’Apocalypse la révélation.

 

Ainsi, ces grands chamboulements laissent-ils apparaître combien nous sommes ébranlés et inquiets à l’idée de laisser advenir ce que nous sommes venus faire sur cette terre, à savoir manifester notre vocation. Et voilà un questionnement essentiel que nous n’avions peut-être pas envisagé. Si un monde se termine et qu’un autre émerge, que voulons-nous pour nous-même et pour autrui et plus largement pour notre environnement ? Quelle part pouvons-nous prendre dans cette métamorphose sociétale ? Sommes-nous prêts à nous engager et sous quelle forme ? Voilà des questions cruciales auxquelles cette année de renouveau nous invite et nous ne pouvons pas y répondre à la légère.

 

C’est la raison pour laquelle la gestation individuelle et collective n’en finit pas d’advenir tout comme le temps qui ne parvient pas à laisser passer le soleil pour éclairer nos consciences et nos horizons. Nos états-d’âme ressemblent à la météo, à moins que ce ne soit le contraire !

 

L’hibernation de cette mutation profonde s’opère depuis l’automne, alors acceptons les destructions, les recompositions et les métamorphoses, il y a fort à parier que nous pourrions être agréablement surpris. Car nous rapprochant de notre mission, nous unifiant davantage avec le vivant et les lois de l’univers alors nous expérimentons de plus en plus de synchronicités. La vie répond à nos alignements intérieurs. N’ayons pas peur de laisser l’ancien et d’accueillir le nouveau, l’inconnu, l’insolite, car l’imprévisible est délicieux et souvent déguisé en velours d’apparât.

 

Accueillons en conscience ce renouveau et regardons, en conscience, quel tri sélectif nous pouvons opérer en nous : de quoi sommes-nous prêts à nous défaire, que souhaitons-nous conserver et pour quelle raison et vers quoi nous dirigeons-nous ? Est-ce que nous savons ce que nous voulons vivre pour les 5 ou 10 années à venir ? Au lieu d’hésiter, questionnons-nous et les réponses risquent de nous émerveiller.

 

Belle mutation !

 

Christine Marsan

19 juin 2013

 

 

 

 

Pour un développement plus complet, je vous invite à lire : Marsan, C., La prophétie des treize, La troisième alliance, Editions les Nouveaux Auteurs, 2009.

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Published by Zadig - dans Sociologie
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12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 18:50

Bonjour à tous,
Je vous rappelle notre journée du 10 avril : Comment muter?
http://www.lesateliersdelamutation.com/cycle-–-comment-muter/
C'est le moment de s'inscrire!!!!
Merci à Henri pour cette invitation parmi vous.... Bien à vous. CM

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Published by Christine Marsan
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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 01:46

Cela faisait plusieurs mois que j'avais envie d'écrire ce petit billet et lire l'article de Marianne m'a déterminée à prendre la plume.

 

En effet, on voyait autrefois les mondanités uniquement "bourgeoises" dans les cocktails, les expositions et tous les lieux où disait-on « le gratin se réunissait ». Privilège de quelques-uns laissant les puristes à d’autres exercices : cafés littéraires, débats dans les amphithéâtres et autres passions romantiques des années 70. Toutefois, le snobisme « d’en être » battait déjà son plein au quartier latin.

 

Au-delà des véritables débats enfiévrés des envies de changer le monde et des actions militantes de quelques fervents convaincus d’une cause à défendre, on observe qu’en ces temps d’émergence d’un nouveau monde, il est des espaces à la mode dont il faut être au risque de passer pour « ringard », « has been » et autre qualificatif dépréciatif. On en arrive alors à une sorte de mondanité des alternatifs : « il faut en être absolument » et si l’on était empêché, le dire le soir même sur FaceBook pour bien rappeler que l’on fait partie de la communauté.

 

Ce qu’écrit Elodie Emery, journaliste chez Marianne :

« A la fois conformiste et opportuniste, l'imposteur se coule toujours dans le moule pour mieux duper son monde. C'est un «martyr» de l'époque, un pur produit de la culture de l'Audimat qui vibre au rythme des sondages et des secousses de l'opinion. Quand l'intérêt individuel supplante le souci général, quand les apparences l'emportent sur le fond, la performance sur le sens, la réputation sur le travail, la popularité sur le mérite, l'opinion sur les valeurs, alors le terreau est prêt pour que les imposteurs nous gouvernent. » Comment les imposteurs ont pris le pouvoir, Marianne, 25 janvier 2013.

 

Ainsi donc soyons vigilants : est-ce que nous nous mobilisons réellement pour des causes, des personnes ou est-ce que nous nous regroupons par besoin d’appartenance (faire partie d’un groupe) et par besoin narcissique (faire parie d’un groupe connu) et besoin de gloire (faire partie des « pionniers ») ? La combinaison des trois ayant un goût de « green washing ». Ca ressemble à un engagement alternatif et cela répond surtout à des intérêts de valorisation individuelle. L’engagement réel s’apprécie souvent dans la durée et parfois dans l’ombre de l’humilité et de l’anonymat.

En tout cas l’objectif de ce billet est surtout de nous rendre attentifs et vigilants à nos motivations, mobilisations et actions. Et quand bien même nous adhérons à certaines idées, valeurs ou actions, de conserver notre esprit critique afin de ne pas tous dire la même chose pour seule motivation de partager l’appartenance à un groupe. Conservons notre libre-arbitre et notre vigilance, non pas pour critiquer pour le plaisir mais pour apprécier si les actions menées contiennent bien en elles les germes de la pérennité ou à l’inverse des incohérences ou des zones d’ombre qui pourraient conduire à l’anéantissement des tentatives de changement.

 

Parfois, à trop se laisser cloner par affinités électives, le risque réside dans le confort de partager des visions du monde identiques et de ne plus appréhender la diversité réelle du monde. Celle-ci pouvant alors nous rattraper par seul déni de la réalité.

 

Ce dont « le monde » a besoin, pour changer au service des êtres humains et de la Terre, ce sont d’engagements réels, pérennes et fiables pour faire bouger des causes délicates et aussi d’actions concrètes, qui ne sont pas toujours spectaculaires…..

 

Christine Marsan

3 février 2013

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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 01:44

Ce n'est pas banal de passer la soirée du 21 décembre 2012 dans une capitale, les phénomènes y sont accentués.

 

Nous ne reviendrons pas sur le fait qu'il ne s'agit pas de la fin du monde, mais de celle d'un monde, ça y est, minuit passé, tout le monde a compris.

Ce qui me donne envie de prendre la plume c'est de voir l'enthousiasme récurrent pour ces phénomènes apocalyptiques. Mélange de peurs, de fascination, attraction/répulsion et de toute manière tout le monde en parle. C'est tout sauf un non évènement et pourtant rien ne se passe.

 

Ce qui est remarquable c'est avant la date "fatidique". Il y a une montée de la tension, cela augmente progressivement, encouragé par les médias qui diffusent à l'envi reportages qui se répètent en boucle. Bien que ce soit la dérision qui l'emporte, la question se pose : pourquoi un tel audimat?

Au-delà des évidences marketing, nous sommes fascinés par l'imminence possible d'une catastrophe qui pourrait nous détruire. Curieux usage de notre conscience. Vouloir se voir mourir, attendre l'instant fatidique, le craindre et le désirer, comme la certitude d'un paroxysme d'adrénaline, une sorte de shoot géant.... Bref, au fil des heures la tension monte, les gens se disputent plus facilement. Car c'est convenu, tout le monde est d'accord pour dire que ce sont des sornettes pourtant nombreux sont ceux qui ont peur, bien cachée au fond de l'inconscient, refoulée par le politiquement correct de la négation.

Alors, un certain voyeurisme se réveille, il est question de « voir » ce qui va bien pouvoir se passer et qui sait de participer aux fêtes qui pourraient être réalisées en son honneur. Beaucoup avaient prévu une soirée de griserie, pour passer l'échéance dans l'inconscience des vapeurs d'alcool.

 

Et finalement, minuit sonne comme d'habitude aux horloges, il ne s'est rien passé comme au passage de l'An 2000, mais là pas d'allégresse au RV, plutôt une sorte de désarroi qui se promène dans les rues sautant sur les épaules des passants hagards, déçus, désabusés, désenchantés. Après l’intensité du suspense, c’est le vide, car rien n’a été anticipé. Chacun est alors face à son futur : avenir florissant ou béance nauséabonde ? A chacun selon sa condition.

 

Car en fait la peur millénariste comme la fascination pour l'Apocalypse répondent aussi au besoin de ré-enchanter le monde, de sortir des explications rationnelles sur tous les phénomènes de notre vie et qui conduisent le monde là où nous en sommes. Comme par exemple, passer à côté d’une personne dans la rue qui dort à même le sol dans une totale indifférence, tout en payant chaque mois un abonnement à une ONG qui s'occupe des pauvres à des milliers de kilomètres de chez nous. Déni et bonne conscience.

Notre quotidien est fait de déni pour ne pas voir toutes les situations insupportables et notre régulière impuissance à pouvoir les résoudre. Alors rêver de la fin du monde serait une manière de faciliter la sortie de crise, l'issue est programmée, il n'y a plus qu'à se laisser porter.

Et souvenons-nous aussi que dans toute apocalypse de celle de Saint-Jean aux versions d'Hollywood, un héros solitaire vient sauver le monde.

Il y a de l'adrénaline, des émotions fortes et un happy end. Parfait scénario, rôdé, archi connu mais qui ne se réalise jamais nous laissant alors face à nous-mêmes.

 

Aujourd’hui rien de spectaculaire : juste un retour à la banalité du quotidien, magnifique pour une poignée, correct pour certains et désolant pour le plus grand nombre. Alors oui il y a un énorme besoin de réenchanter le monde, d'envisager qu'il pourrait changer par magie et que faire table rase du passé réglerait tous les problèmes. Oui, mais non!

 

Alors, il faut bien envisager le premier jour du nouveau monde, c'est aujourd'hui, le 22 décembre 2012 et qu'avons-nous fait pour le voir fleuri, joyeux, coloré, réjouissant?

Plutôt que de nous lamenter, nourrissons d'enthousiasme et d'optimisme le présent pour qu’il ensoleille l'avenir.

Ayons faim d’un nouveau monde, écoutons le désir de futur, l’envie d’avenir, de soleil qui réchauffe nos cœurs et nos lendemains et dépensons de l’énergie à fertiliser les terreaux de demain. Alors oui nous saurons réenchanter le monde en le co-créant, en l’imaginant sans cesse plus appétissant et sachons révéler la richesse de tous ses possibles.

 

Et finalement qui sont les heureux gagnants ? Les Mayas ! On a jamais autant parlé d’eux. Décimés il y a plusieurs siècles, leur culture en passe d’être anéantie, et voilà qu’au cœur de notre époque d’apogée des technologies occidentales la fièvre de la prophétie maya aura touché l’immense majorité de la population. Excellente influence, juste retour des choses. Facétie de l’Histoire et humilité des effets systémiques.

 

Joyeuse nouvelle ère, Joyeux Noël, bon week-end et une belle année 2013 : un cocktail de promesses !

 

Christine Marsan

22/12/12

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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 01:40


 

Depuis 1968, le mot « révolution » revient régulièrement dans les discours et depuis que les crises s’enfilent comme des perles sur le fil de notre quotidien, le mot revient comme un leitmotiv nous promettre des lendemains qui chantent.

Que vient nous dire cet engouement régulier pour la Révolution et que vient-il nous apprendre sur notre dynamique de société ?

 

De quoi parle-t-on ?

 

Avant toute chose un peu d’étymologie.

Le mot révolution laisse traîner derrière lui des relents de Tabula Rasa. Au départ, son étymologie signifie « retour en arrière » de son origine latine « revolutum » « rouler en arrière » ou en astronomie, un objet céleste tourne autour d’un axe. Au XVIeme siècle il est alors synonyme de « brusque changement apportant un trouble ». Il faut attendre le XVIIIeme siècle pour que le terme soit synonyme de « changement brutal » à l’instar de la Révolution française et qu’il signifie désormais «  le régime (politique) qui suit un bouleversement ». Par conséquent, il signifie depuis le XXeme siècle « un changement total de société ou de mœurs ».

 

Un mot, même s’il évolue dans le temps, est toujours porteur de la totalité de son acception et quand bien même l’un de ses usages tombe dans l’oubli, occulté en quelque sorte, comme tout ce qui est symbolique, cette part d’ombre reste néanmoins agissante.

 

"Ce n'est pas en regardant la lumière qu'on devient lumineux, c'est en prenant conscience de l'obscur. Mais ce travail est souvent désagréable donc impopulaire."

Car Gustav Jung

 

Ainsi, nous pouvons observer combien de « révolutions » fracassantes sont en fait allées brasser dans le passé les graines de leur futur. Pourtant lorsque l’adage dit que « l’Histoire est un éternel recommencement », cela est inexact, il s’agit davantage de spirale. Comme le dit Héraclite « nous ne nous baignons jamais deux fois dans la même eau. »

 

Vouloir TOUT changer tient-il du fantasme car la réalité correspond davantage à des mutations progressives. Changer est parfois tellement difficile à opérer que souvent, chacun rêve, que par un coup de baguette magique, tout soit transformé le lendemain au réveil.

Les printemps arabes de 2011 ont bien démontré qu’à la suite de révolutions portées par les citoyens dans les rues, sans préparation préalable d’une réelle alternative le risque est que la « même  chose » revienne pour paraphraser Watzlawick. D’une dictature ces pays sont passés à des régimes islamistes (2012), chacun des régimes apportant une forme de gouvernement autoritaire éloignée des attentes démocratiques des citoyens d’où les remous à nouveau dans l’opinion tunisienne ou égyptienne (2013).

 

Alors pourquoi parler si souvent de révolution ?

 

La « révolution » en France ça se vend bien. Pourquoi ?

Est-ce le désir inconscient de revenir à des âges d’or idéalisés ou la volonté de vivre des transformations radicales ?

 

La Révolution fait partie de notre ADN culturel.

Depuis l’événement historique de la Révolution française nous avons en fait un attachement privilégié à la face glorieuse de la Révolution celle des Droits de l’Homme, l’universalité de ces valeurs, la mise en exergue de la liberté... Toutefois, en occultant totalement ses parts d’ombre dont la Terreur et les différentes dérives.

C’est ainsi que d’un événement historique ponctuel nous avons opéré un glissement symbolique. D’un moment de l’histoire nous en avons fait une fierté permanente, décorélée des évènements eux-mêmes et qui tient davantage lieu de flagornerie identitaire que d’une réalité sociétale.

Nous pourrions en décrire la dynamique sociale en utilisant le répertoire de l’Analyse Transactionnelle et qualifier la mentalité française de passive-agressive. Car notre fonctionnement de société repose sur une certaine inertie face au fait de prendre des décisions et surtout d’agir. Nous sommes excellents à critiquer (dérive de la critique radicale de Descartes) sans cesse le système établi, ce qui fait progressivement monter la tension attendant que le couvercle explose = révolution. Le système attend la libération par l’explosion, mais lorsqu’elle ne vient pas alors seule la tension reste ce qui donne lieu à différents types de violences polymorphes.

Cependant, depuis mai 68, la tension est réelle, les critiques omniprésentes, le mot de révolution circule tous azimuts mais les embrasements tant attendus n’ont pas lieu. L’explosion tarde à se manifester, ce qui déçoit certains.  

Pourquoi ? Parce que des changements réels ont lieu mais ils s’opèrent dans le silence des mutations progressives, des transformations souterraines souvent orchestrées localement par les citoyens dans l’anonymat et le silence des médias.

 

« Quand un arbre tombe on l’entend, quand une forêt pousse, pas un bruit. »

Proverbe africain

 

Nous fantasmons d’entendre tomber l’arbre, nous rêvons du spectaculaire qui réside dans la destruction, attachons-nous davantage à la vie et à la forêt qui pousse silencieusement.

 

Autre fierté nationale : la résistance

 

De la même manière, nous sommes fiers de la résistance, événement spécifique de la Seconde Guerre mondiale, tout en sachant que les véritables résistants ont été peu nombreux et que fort rares furent ceux qui sortirent vivants des années de guerre. Mais d’un élan unanime nous nous sentons tous fièrement résistants. Oubliant ce que cela signifiait à l’époque, à savoir un engagement réel, une mise en danger de sa propre vie ou de celle de ses proches, et des actions concrètes risquées et parfois violentes. Et nous occultons également tous les aspects obscurs de la résistance comme le fait qu’il était question d’assassinats et d’attentats et que certains résistants à la libération ont continué leurs actes délictueux ne parvenant plus à se réinsérer socialement.

Bref, nous nous glorifions d’être résistants et de ce moment historique nous avons opéré un glissement sémantique cette fois. Nos actes de résistance se limitent bien souvent à un clic de souris sur le site d’Aavaz.

Car aujourd’hui nous sommes surtout résistants au changement. Nous avons une grande difficulté à passer à l’action. Nous concevons les mutations à opérer mais l’action ne suit pas. Peurs et appréhensions prédominent et ne dit-on pas de notre économie qu’elle est au point mort ? Et aussi que nous avons toutes sortes d’innovations géniales dans nos tiroirs de R&D et pas de budget pour les financer et les rendre viables et commercialisables.

 

Alors le binôme révolution/résistance est-il une composante identité française forte nous conduisant à avoir des dialogues sociaux principalement basés sur la dynamique du conflit et finalement limitant nos capacités d’action, d’initiative, d’innovation réelle, de créativité appliquée.

On disait en 1973 : « En France on n’a pas de pétrole mais on a des idées. » Aujourd’hui, il nous faudrait passer des idées aux actes et ceci en limitant les effets néfastes de ces fiertés nationales à double tranchant.

Nous souffrons des côtés obscurs de nos forces !

Peut-être qu’en les rendant visibles et conscientes pourrions-nous alors les piloter plus facilement ?

 

 

"Avec nos pensées, nous créons le monde."

Bouddha

Toute la question réside bien dans la formulation des pensées : nos représentations, comme les mots que nous employons qui vont conditionner nos actions.

 

Christine Marsan

13 février 2013

 

Adapté du livre Marsan C., Réussir le changement, Editions de Boeck, 2008.

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 12:44

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